LE DIAGNOSTIC DANS LE TUINA


Dans la pratique clinique, l'examen et le traitement doivent être exécutées sous la direction de la base la théorie de la MTC et en combinaison avec les connaissances médicales modernes. C'est-à-dire, que le traitement de tuina devrait être basée sur une compréhension globale d'un patient avec les symptômes, une analyse complète et un bilan correct par moyens de l'inspection, l'auscultation, olfaction, palpation et interrogatoire en MTC aussi bien qu’en médecine moderne et des examens de laboratoire.

Le bilan énergétique et l'examen de la colonne vertébrale et des membres sont des moyens importants de diagnostic dans le tuina.

LA COLONNE VERTEBRALE
Les mouvements physiologiques de la colonne vertébrale 
·         flexion
·         extention
·         latéro-flexion
·         rotation
L'inspection de la zone vertébrale doit tout d’abord être concentrée sur le changement de la courbure de la colonne vertébrale et s'il existe une déformation de celle-ci.
Les courbures physiologiques se présentent de cette façon :
·         une lordose (convexité) au niveau des vertèbres cervicales,
·         une cyphose (concavité) au niveau des vertèbres thoraciques,
·         une lordose au niveau des vertèbres lombaires
·         une cyphose au niveau des vertèbres sacrées (sacrum).

Dans les examens, l'inspection devrait également être faite sur les conditions anormales de la posture d'un patient telles que la courbure latérale épinière (scoliose) ou de l'inclinaison, cyphose, l'aggravation ou la diminution de la partie antérieure courbure lombaire, l'obliquité pelvienne.
·         La déformation des courbures rachidiennes antérieures (lordose) résulte principalement d'une mauvaise posture ou infantile poliomyélite.
·         La déformation des courbures rachidiennes postérieures se manifeste dans forme angulaire, comme une bosse est souvent vu dans le rachitisme infantile et la tuberculose du rachis.
·         Les déviations rachidiennes postérieures ayant la forme d'un arc avec une raideur la posture est souvent vu dans la spondylarthrite rhumatoïde.
·         La cyphose des patients âgés se produit couramment dans la zone thoracique qui est souvent due à mauvaise posture, différentes longueurs des membres inférieurs, une déformation de l'épaule, rupture des anneaux fibreux du disque intervertébral thoracique, la poliomyélite infantile et des changements pathologiques chroniques de la cavité thoracique ou du thorax. La scoliose causé par une mauvaise posture peuvent disparaître à plat et à la flexion de la taille.

Une attention particulière devrait également être accordée à la couleur de la peau, les poils, les enflures locales des tissus mous. Par exemple, les taches de « café » de forme différente sur le bas du dos indiquent l'existence de neurofibrome ou de fibrose.

La palpation
Lorsque le diagnostic est effectué par la palpation, les points douloureux à la pression dans la colonne vertébrale sont divisés en deux zones : superficielle et profonde.
Une hypotonie en surface montre les changements pathologiques dans le couche superficielle comme celle dans les ligaments inter-épineux et supra-spinaux.
En profondeur elle indique que des changements pathologiques ont lieu dans les zones profondes comme dans le corps vertébral, les petites articulations, les disques intervertébraux. Dans la plupart des cas de la couche des tissus mous, des contractures musculaires et de l’hyp-tonicité  peuvent être trouvé dans la zone touchée. Par exemple, la couche des ligaments inter-épineux peut causer l’hypotonicité inter-épineuse. Les fascias de la région lombaire provoque souvent des contractures ou des nodosités à côté de l'apophyse de la L3. Les muscles lombo-sacrés mettent en évidence de l’hypotonicité et un spasme des muscles locaux.
© cftmc
Dans le cas de rupture des anneaux fibreux du disque intervertébral lombaire, on peut trouver une profonde atonie et une douleur irradiant dans la région intervertébrale et sur les deux côtés des disques intervertébraux malades.

Les points douloureux à la pression sur le dos et dans les régions lombaires devraient également être identifiées si elles sont les points Shu, reflets des maladies viscérales.
Par exemple, les maladies cardiaques peuvent parfois avoir une sensibilité à gauche de Xinshu (V 15), tandis que le point douloureux à la pression à droite de V18-V19, peuvent apparaître lors de maladies du foie et la vésicule biliaire . Dans la clinique, par conséquent, une observation attentive et globale lors de l'examen sont tout à fait nécessaire.

Les examens spécifiques

Test de percussion:percuter avec tact et mesure du poing fermé le vertex du patient assis. Si cela provoque des douleurs dans le cou avec sensation d'engourdissement dans le membre supérieur ou des douleurs dans le bas du dos et du membre inférieur du côté lésé, le test se révèle positif, ce qui indique une discopathie ou les racines nerveuses sont compressés.

Test de compression (test de spurling) : Si cela provoque des douleurs dans le cou ou la nuque ou des douleurs irradiantes, cela indique que le test est positif et les racines nerveuses cervicales sont compressés.

Test de traction du plexus brachial : le patient se trouve en position assise. L'examinateur est debout du côté affecté du patient. Il pose une main sur le côté de la tête du patient (côté affecté) et exerce une poussée latérale dans le sens contraire au côté af­fecté. En même temps, il saisit le poignet du bras affecté et exerce une trac­tion. Quand le test est positif, le patient ressent l'apparition ou l'aggravation de la douleur radiculaire et l'apparition éventuelle d'une paresthésie dans le bras affecté.

Test de flexion du cou : Le patient est en position couchée et fait une flexion du cou durant 1 - 2 minutes. Si la douleur est causée dans les régions lombaires et les membres inférieurs, le résultat du test est positif, ce qui indique que les racines nerveuses lombaires sont comprimées.

Test de Lassègue :patient en décubitus dorsal relâché, le genou en extension et la hanche en rotation médiale. Une élévation de 0° à 35° entraîne un "déplissement" des racines sciatiques dans le compartiment intra-rachidien, sans mouvement dure-mérien. De 35° à 70°, les racines sont en tension sur le disque, par la flexion du bassin . La flexion du cou met en tension la dure-mère, la dorsi-flexion du pied étire le nerf sur toute sa longueur.

Test de contre-résistance du gros orteil : on exerce une pression avec les deux pouces et une flexion des gros orteils, s’il y a une douleur irrésistible ou une incapacité à résister, c’est signe d’une hernie sur L4-L5 ; L5-S1 : on demande au patient de les fléchir vers l'arrière avec une force s’opposant en sens inverse. Si le patient force et la dorsi-flexion diminue ou disparaît à l'instant, il indique que le test est positif et les 4e et 5e lombaires racines nerveuses intervertébraux sont en cours comprimé et des changements pathologiques ont eu lieu dans les vertèbres lombaires.

L’EPAULE
Les mouvements physiologiques de l'épaule
·         Rétropulsion ou extension.
·         Antépulsion ou fléxion.
·         Adduction.
·         Abduction.
·         Extension.
·         Flexion.
·         Circumduction.

Inspection 
Le sujet doit être examiné dévêtu jusqu'à la ceinture, et l'examen des épaules sera symétrique et comparatif . Il faut regarder le patient se déshabiller et se rhabiller pour apprécier sa gêne fonctionnelle. Les patients sont souvent incapables de retirer leurs vêtements par le haut et doivent les faire glisser le long du bras atteint. L’examen se fait de face et de dos, debout, patient relâché.

L’inspection va apprécier l’attitude spontanée du patient, l’aspect des muscles, l’existence de déformations, d’un œdème et les modifications de la peau. On étudie l'aspect global du patient, le balancement des bras à la marche si le lieu s’y prête. L'attitude antalgique est parfois évocatrice : une attitude bras pendants cherchant à dégager l'espace sous-acromial évoque un conflit supéro-externe. On recherche une attitude antalgique du rachis cervical. La distance entre l’acromion et la base du cou est diminuée dans les « contractures » antalgiques du trapèze, augmentée lorsque existe une amyotrophie ou une atteinte du nerf accessoire.

On examine le patient d’abord de dos à la recherche d’une éventuelle amyotrophie du supraspinatus et/ou du supraspinatus et de l'infraspinatus très évocateur d'une rupture étendue et ancienne de la coiffe. L’atrophie est d’autant plus marquée que la rupture touche l’infraspinatus . Pour le supraspinatus, l’atrophie est souvent masquée par le relief du trapèze et elle est surtout « palpable », par comparaison au côté opposé. On recherche également une amyotrophie du deltoïde, plus visible quand on est face au patient.

Palpation
Elle recherche des points douloureux sur le trochiter, la pointe de l'acromion, la coracoïde, le ligament acromio-coracoïdien et l'articulation acromio-claviculaire.La palpation permet de rechercher une sensibilité à la pression signe de souffrance.

En palpant le trochiter, il est parfois possible de palper un crépitement, témoin de l'épaississement de la bourse séreuse sous-acromio-deltoïdienne. La palpation d’une rupture de coiffe sous la forme d’une dépression perçue à travers le deltoïde. L’examinateur palpe une « proéminence » qui correspond à la partie supérieure du trochiter en cas de rupture complète, et une « dépression » qui correspond à la rupture.

La gouttière bicipitale est palpée environ 3 à 5 cm en dessous de l’acromion, elle est antérieure lorsque le bras est en rotation interne de 10°. Il est plus facile de la sentir rouler sous les doigts en faisant des petits mouvements de rotation, en prenant garde de ne pas confondre le relief palpé avec le bord antérieur du deltoïde. Le test de De Anquin consiste à réveiller la douleur lorsque le biceps passe sous le doigt de l’examinateur pendant que le bras du patient est porté en rotation.

Ne faut pas oublier de palper en passant le creux sus-claviculaire et l’aisselle, à la recherche notamment de ganglions.

Etude des mouvements passifs et actifs
                                                   

Mouvements actifs : mesure debout et couché (dans l’idéal), de la mobilité en élévation antérieure et en élévation latérale dans le plan de l'omoplate. Il faut préciser pour chaque mouvement l'existence d'une zone douloureuse (arc douloureux) en montée et à la descente, ainsi que la possibilité de freiner la descente.


Mouvements passifs :
C’est le temps qui précède obligatoirement tous les tests de mobilisation active ou les test provocateurs. On commence par apprécier la mobilité de la gléno-humérale en abduction et en rotation externe. Cet examen doit être comparatif car s’ il n'existe pas de références absolues de la mobilité de l'épaule, les mobilités sont symétriques chez un individu donné. L’examen est plus facilement fait en se plaçant dans le dos du patient.

La rotation externe est appréciée en maintenant le coude fléchi le long du corps du patient et en faisant tourner ses avant-bras. Une augmentation de la rotation externe passive doit faire évoquer la rupture du subscapularis. L’apparition de douleurs en rotation externe passive forcée serait indicatif de lésions (partielles) de l’intervalle des rotateurs.
L’abduction scapulo-humérale passive est appréciée en portant le bras en abduction et en maintenant la pointe de la scapula avec l’autre main. Chez les patients très douloureux, il faut pouvoir distinguer la fausse raideur antalgique de la raideur par rétraction des parties molles. On peut apprécier la mobilité passive en demandant au patient de se pencher vers l’avant, bras ballant. Lorsque le patient est en flexion du tronc de 90° et que le membre supérieur ballant est vertical, cela implique une antépulsion passive d’au moins 90°. Dans ces cas, s’il souhaite démontrer l’absence de raideur, l’examinateur soutient alors le bras pendant et demande au patient de se redresser. La possibilité de porter ainsi le bras
en l’air confirme la liberté capsulaire.

LE COUDE
 Les mouvements physiologiques 
·         la flexion du coude
·         l'extension
·         la prono-supination (mouvement  de "marionnette")

Etude des mouvements qui favorisent l'apparition d'une douleur au coude :
·         mouvements simultanés de rotation de l'avant-bras et de flexion du poignet
·         préhension vigoureuse d'un objet conjuguée à une rotation de l'avant-bras vers l'intérieur ou l'extérieur
·         mouvements saccadés de lancer
·         mouvements de la main pour frapper des objets.

La douleur peut se manifester par une grande sensibilité au toucher de la face externe du coude , devenant douloureuse quand le poignet et le coude accomplissent certains mouvements comme plier le poignet en gardant le coude tendu, tenter de redresser le poignet contre résistance tout en gardant le coude tendu, tenter de plier la main vers l'arrière contre résistance tout en gardant le coude tendu, ou tenter de redresser les doigts contre résistance. Il y a parfois une douleurs irradiant du G11 au Gi7. Le plus souvent, seul un bras est atteint, celui qui travaille le plus.
Son apparition peut être progressive, après avoir effectué le même type de travail pendant plusieurs années, ou parfois brusque, peu de temps après avoir commencé un nouveau travail. Enfin, les symptômes peuvent apparaître immédiatement après un unique effort musculaire violent ou après une blessure du coude.
La manifestation caractéristique est la douleur et la courbature au niveau de l'épicondyle en cas d'épicondylite (le coude de tennis) et de l'épitrochlée en cas d'épitrochléite (le coude de golf), qui peuvent irradier vers l'avant-bras et les doigts (mais pas vers le pouce). Quand la douleur est forte, le sommeil et l'appétit du patient peuvent être affectés et il a même de la difficulté pour accomplir cer­tains gestes quotidiens. Les gestes suivants peuvent causer une aggravation mani­feste de la douleur : tenir des objets dans la main, la rotation de l'avant-bras, l'extension et la flexion de l'articulation du poignet, les mouvements (même très légers) de l'avant-bras quand le coude est en flexion, par exemple, tenir une tasse pour boire, balayer le sol, etc.
L'EXAMEN
La douleur à la pression et le gonflement locaux sont les deux premiers aspects à examiner : la douleur à la pression se trouve localement au niveau de l'épicondyle ou de l'épitrochlée ; pendant la phase aiguë, il peut y avoir du gonflement sur les mêmes endroits.
Tests de mobilité :
·         mobilité active
·         mobilité passive : flexion-extension, abduction-adduction
L'étirement passif des épitrochléens, par mise en extension du coude et du poignet, avant-bras en supination, est douloureux dans les tendinites d'insertions. De la même façon, la contraction contrariée des épitrochléens est douloureuse. L'examen du nerf ulnaire à la recherche de signes d'irritation est systématique dans cette pathologie.



LE POIGNET
Mouvements physiologiques
·         Flexion.
·         Extension.
·         Abduction.
·         Adduction.
© cftmc
L'examen clinique du poignet repose sur la localisation précise des symptômes qui seront ensuite rapportés aux structures anatomiques sous-jacentes : structures osseuses, interlignes articulaires, formation ligamentaires ou trajet tendineux et méridiens. Comme dans tout examen clinique, la zone la plus douloureuse est examinée la dernière. L'examen doit être strictement comparatif car il n'existe aucun critère de normalité.

Le poignet s'examine sur un patient dont l'avant-bras est nu, débarrassé de ses bijoux. L'examen débute en général par la face dorsale, en pronation de l'avant-bras et flexion du poignet alors que le bord ulnaire s'examine en flexion maximum du coude. Lorsqu'il faut mobiliser le poignet, la prise proximale sert habituellement à stabiliser l'avant-bras tandis que la prise distale sert à imprimer les mouvements. Lorsqu'on palpe les structures anatomiques, l'examinateur stabilise le poignet entre ses deux mains, et se sert de ses deux pouces pour la palpation.
- La douleur à la pression : elle se trouve sur toute la zone du muscle extenseur radial du poignet qui est visible enflé ;
- La crépitation : le praticien serre bien l’ avant-bras du patient, près du poignet. À partir de cette position, il demande au patient de serrer et relâcher le poing et de faire en même temps quelques rotations légères du poignet. Pendant ces mouvements, on peut clairement entendre la crépitation.

Une douleur sur la partie centrale du poignet côté de la face palmaire accompagnée d'une douleur irradiante et engourdissement des doigts sont les symptômes du syndrome du canal carpien.

Le test de Phalen  consiste à maintenir le poignet, les doigts droit vers le bas et les poignets à un angle de 90 degrés. Il est positif lorsque la reproduction des paresthésies ou de l'engourdissement survient en moins d'une minute.
En cas de ténosynovite de l'apophyse radiale :

- La douleur à la pression : elle se situe au niveau de l'apophyse radiale du poi­gnet ;
- Le gonflement et la distension : certains patients peuvent présenter un gon­flement et une distension de l’apophyse radiale;
- Sous le point de douleur à la pression, il peut y avoir une nodule dur de la di­mension d'un petit pois .
- II n'y a pas de signes d'inflammation aiguë, tels que la rougeur et la chaleur locale, etc.
- Dans les cas chronique, il peut y avoir une atrophie légère du grand thénar ;

 Le test de Finkelstein : on place le pouce du côté atteint en adduction contre le centre de la paume de la main, les quatre autres doigts fléchis pour couvrir le pouce ; à partir de cette position, le patient fléchit le poignet vers le côté cubital. Si à ce moment une douleur forte est produite au niveau de l'apophyse radiale, le test est dit positif ;

En cas de ténosynovite du muscle fléchisseur des doigts :
- La douleur à la pression : elle se situe sur la face palmaire de l'articulation métacarpo-phalangienne ;
- Au même endroit que la douleur à la pression, on peut sentir un nodule de la dimension d'un grain de riz, qui bouge suivant l'extension et la flexion du doigt;
- Le phénomène de la demie flexion : un doigt peut soudainement rester bloqué dans la position de demie flexion pendant des mouvements d'extension et de flexion et ne peut plus bouger tout seul et il faut le tirer avec force pour le faire fléchir et retendre. Au moment où le doigt sort de la position où il est bloqué, on peut entendre clairement un claquement.

En cas de ténosynovite du muscle extenseur radial du poignet :
La localisation d’une masse lors de la palpation sur la face dorsale du poignet et qui se déplace légèrement le long du tendon du muscle dans la direction verticale, mais ne peut pas se déplacer dans la direction horizontale, est habituellement un kyste.
Cette grosseur est liée au développement, dans la membrane qui tapisse l'articulation du poignet ou les tendons fléchisseurs au niveau des doigts, d'une tuméfaction remplie de liquide synovial produit par la membrane en question.
Ces tuméfactions sont appelées kystes arthrosynoviaux (tuméfaction à contenu liquidien venant de la synoviale du poignet) ou kystes ténosynoviaux (synoviale de la gaine des tendons). Ces tuméfactions sont parfaitement bénignes sans autre gravité que la gêne qu'elles occasionnent dans les mouvements (au poignet) ou dans la saisie des objets (au niveau des doigts

 HANCHE
Les mouvements physiologiques de la hanche
·         Flexion.
·         Extension.
·         Adduction.
·         Abduction.
·         Rotation interne.
·         Rotation externe.

Inspection
·         Patient debout: rechercher une bascule du bassin, ou une attitude vicieuse telle une adduction (de face) ou un flessum (de profil)
·         Patient en marche : rechercher une boiterie  ou une perte du pas postérieur (défaut d’extension de la hanche)
·         Patient couché : rechercher une attitude vicieuse, une amyotrophie des fessiers et du quadriceps, un raccourcissement du membre inférieur (mesure de la distance entre l’épine iliaque antéro-supérieure et la malléole interne.

Palpation
Recherche des points Ashi :
·         au niveau du pli inguinal
·         à la fesse
·         au niveau du grand trochanter
·         au point d’insertion des adducteurs.

Etude de la mobilité
Active et passive :
·         Flexion de la cuisse sur le bassin
·          Rotation interne : cuisse demi-fléchie, portant la jambe en dehors ;
·         Rotation externe : cuisse demi-fléchie, portant la jambe en dedans ;
·         Extension de la cuisse sur le bassin
·         Rotation interne : genou fléchi à 90° en portant la jambe en dehors ;
·         Rotation externe : genou fléchi à 90° en portant la jambe en dedans ;

Faire la comparaison des amplitudes articulaires : hanche droite-hanche gauche.

GENOU
Les mouvements physiologiques du genou
·         Flexion.
·         Extension.
·         Adduction.
·         Abduction.
·         Rotation
Inspection
© cftmc

- Genou d'aspect normal : concerne généralement les sujets atteints d'une douleur du genou due à l'invasion de Vent - Froid - Humidité.
- Gonflement soudain et rougeur du genou : il s'agit généralement d'une invasion de Vent- Humidité - Chaleur.
- Gonflement du genou avec déformation, hyper-ostéogénèse et atrophie musculaire : indique un vide du Foie et du Rein.
- Gonflement du genou avec nodules sous-cuta­nés rouges ou durs au voisinage de l'articula­tion : cela révèle généralement une stagnation de Qi et de Sang.
- Atrophie musculaire du genou ou des jambes : il s’agit généralement d’un vide de Qi et de Sang.
- La douleur à la pression : elle se situe autour de la rotule et surtout au niveau de la bourse séreuse sus-rotulienne, entre le ligament rotulien inférieur et un ligament latéral (externe ou interne), est fixe et limitée et surtout manifeste et forte à l’extension du genou.
- Le gonflement et la distension : ils sont très manifestes sur la même région que la douleur ;
- La flexion et l'extension du genou sont limitées ou même impossibles ;
- Lorsque la douleur de l’articulation du genou est manifeste, surtout au niveau de la bourse séreuse sus-rotulienne. Elle est beaucoup moins importante quand l'articulation du genou ne bouge pas ; mais quand le genou est tendu ou fléchi, la douleur de­vient très forte. Le patient marche difficilement et ne peut pas marcher.
- La douleur est localisée au-dessous de la rotule souvent provoquée par la rotation ou la demi-flexion de l'articulation du genou, accompagnée de la faiblesse du membre infé­rieur, le manque de stabilité en marchant, la difficulté de marcher longtemps et le blocage du genou dans la position de demi-flexion, quand le patient fait certains gestes, tels que monter et descendre les escaliers, etc.
- La douleur à la pression : la douleur à la pression est importante et clairement localisée à l'endroit de blessure . Quand il s'agit du traumatisme du ligament latéral interne, la douleur à la pression se trouve à l'endroit de réunion du fé­mur et du condyle interne du tibia ; quand il s'agit du traumatisme du liga­ment latéral externe, la douleur à la pression se trouve au bord externe de l'articulation du genou.

Examen
La recherche d’un épanchement : les deux mains disposées de part et d’autre de la rotule, le pouce et les trois derniers doigts chassant le liquide synovial vers la rotule, la pression de l’index recherche le choc rotulien : la rotule, qui tout d’abord s’enfonce dans le liquide sous la pression de l’index, vient brusquement buter contre la trochlée, produisant un choc. Lorsqu’on lâche la pression, la rotule remonte, comme le ferait un glaçon... dans un soda. C’est le choc rotulien.

Test des ménisques
Patient à plat ventre, genoux fléchis à 90°, praticien en bout de table.
- Les mains empaument les talons du patient de telle sorte que les avant-bras reposent sur la face plantaire des pieds du patient.
- Le thérapeute imprime bilatéralement au tibia un mouvement de rotation externe.
- Comparer la mobilité de chaque tibia.
Puis le thérapeute empaume la face postérieure du talon et place ses avant-bras le long de la face latérale externe des pieds.
Il imprime bilatéralement au tibia un mouvement de rotation interne. Comparer la mobilité de chaque tibia.


CHEVILLE
Mouvements physiologique de la cheville
  • Flexion.
  • Extension.
  • Adduction.
  • Abduction.
  • Supination ou inversion.
  • Pronation ou éversion.




Examen

  • douleur provoquée à la palpation : réalisée en décubitus ventral, la palpation vérifie aussi la consistance et l’épaisseur du tendon et la présence éventuelle d’un nodule. Une inspection recherchera des signes inflammatoires.
  • douleur provoquée par l’étirement : réalisée en décubitus dorsal en faisant une flexion dorsale passive de la talo-crurale.
  • La palpation du talon au point d'insertion de l'aponévrose plantaire provoquant des douleurs, particulièrement si celle-ci est étirée, par exemple par une flexion dorsale des orteils, peut évoquer une aponévrosite.
  • L'étude de la mobilité :pour chacun des mouvements, il faut noter l'amplitude articulaire de la cheville et le déclenchement éventuel d'une douleur.
  • Recherche des points Ashi
  • Tapotement sur les ligaments pour écarter  toute lésion grave comme une fracture.
  • Point douloureux précis et isolé, impotence immédiate, présence d’une tuméfaction, d’ecchymose d’apparition progressive, de chaleur locale due à la réaction vasomotrice, pas de déformation : suspicion d’entorse bénigne.
  • Hématome précoce: souvent en oeuf de pigeon due à une rupture d’une artériole consécutive à la rupture du ligament, sensation de craquement perçu : suspicion d’entorse grave.
  • Une douleur postérieure, au dessus du talon : suspicion d’une rupture du tendon d’Achille. A la palpation du tendon on perçoit rarement une encoche, vite comblée par l'hématome. La diminution de force de la flexion plantaire est peu significative. Deux signes d'examens cliniques suffisent à affirmer le diagnostic. Ils sont recherchés sur un malade couché à plat ventre sur une table d'examen, genoux en extension, les pieds débordant de la table. Du côté atteint le pied chute verticalement vers le sol, alors que du côté sain il existe une légère flexion plantaire (15 à 20°) du fait de la tension du muscle triceps sural (signe de Brunet-Guedj) . Dans le même position, la pression transversale des masses musculaires du mollet n'entraîne pas de flexion plantaire du pied (signe de Thompson-Campbell), contrairement au côté sain. La radiographie standard de profil de l'arrière pied vérifie l'absence d'arrachement osseux du calcanéum.
© cftmc-Extrait de la formation tuina du  CFTMC