lundi 16 mars 2015

VIDEO Tuina


Un protocole complet de tuina pour un problème spécifique donné. Ici un problème d'épaule.


vendredi 6 mars 2015

Quand c'est pire après la séance

Article de Wladislas BARATH  
  
Vous sortez d’une séance d’ostéopathie (ou de toute autre consultation de médecine naturelle) ou bien vous venez de démarrer le traitement que votre homéopathe vous a prescrit et vous vous sentez bien. Mais voilà qu’apparaissent quelques jours plus tard, des signes pour le moins désagréables auxquels vous ne vous attendiez pas. Tout va pour le pire et vous regrettez peut-être d’avoir opté pour le praticien en question. Finalement, n’avez-vous pas eu tort d’aller le voir sur les recommandations d’Untel ? Vous commencez à le regretter et vous vous demandez que faire… Laissez-moi vous expliquer ce qui est en train de se passer dans votre corps, et vous saurez comment il convient de réagir.

 Un réflexe désagréable, mais heureusement momentané

Ce qui vous arrive porte le nom d’effet-rebond. C’est une aggravation réactionnelle transitoire qui survient le lendemain ou le surlendemain d’un soin, alors que tout semblait aller pour le mieux. En général, ce type de réaction a lieu lors des premières séances et ne se reproduit que rarement après. Cette phase est d’autant plus surprenante que la personne, rentrée soulagée par le soin, se sentait alors beaucoup mieux, d’où sa déception (« ça n’a pas marché » ou « ça n’a servi à rien« ) ou le doute (« le thérapeute n’aurait pas fait une bévue ?« ). Eh bien c’est étrange, mais ce qui se passe est tout à fait normal, et même plutôt attendu.

L’effet rebond vient du grec resbon, factice. C’est un terme usité dans plusieurs disciplines : en médecine, en psychologie, comme en économie. Dans les soins, cette phase – aussi appelée « phase épileptoïde » – dure en général 10 jours. Dix jours durant lesquels tout est possible. Ce qui fait que si la personne ressort de la séance avec un  soulagement et cette impression d’être dérouillé, les jours suivants sont moins glorieux. Apparaît une phase d’exagération parfois assez spectaculaire : fatigue, courbature, apparition de douleurs variées, impression d’avoir été passé sous un rouleau compresseur, etc. Normalement, au 11ème jour, miracle : tous ces symptômes disparaissent, y compris celui qui constituait le motif de la consultation.


 Le prix à payer
La douleur n’est pas là pour nuire. Elle a une fonction. Elle est un signal d’alarme qui oblige la personne à réagir, voire à chercher une aide extérieure. Elle peut être aigüe ou chronique, et plus ou moins expressive. A minima, elle subsiste en toile de fond comme une gène supportable au fil des ans. Mais derrière cette douleur se dessine un système qui arrive aux limites de son adaptation. Le corps s’épuise à lutter contre un déséquilibre permanent

Lorsqu’on lève l’obstacle – l’origine du déséquilibre – l’organisme peut enfin se lancer dans un processus de réparation. Celui-ci est consommateur d’énergie et provoque des oedèmes, dits de « réparation« , aux endroits qui nécessitent remaniement. Ces zones font partie de la chaine dysfonctionnelle reliant la cause du problème à son expression (le symptôme).

Malheureusement, aux endroits où l’espace manque (au niveau de la sortie des nerfs de la colonne vertébrale, la base du crâne, sous la clavicule, au niveau du canal carpien, certaines articulations, etc.) l’oedème fera compression, ce qui est douloureux, parfois plus qu’avant consultation.

Des signes de bon augure
Même si désagréable, cet effet rebond est donc de bon augure. Il révèle que l’organisme retrouve le pouvoir de corriger les problèmes à l’origine du symptôme. En général, cela montre que l’on a touché à une cause profonde et assure la disparition d’un amas de symptômes et de la non-réapparition de ceux-ci, sauf si la personne retombait sur la même cause. Ceci serait alors l’indice d’un traumatisme émotionnelle inconscient sur laquelle il conviendrait de se pencher.

La personne peut donc naturellement présenter après une bonne séance des signes de fatigue, des courbatures, des douleurs migrantes (un coup le genou fait mal, puis la hanche, les lombaires, puis tout ça disparaît alors qu’une autre douleur survient à la nuque, etc.). L’intensité est tout à fait variable et semble dépendre de la chronicité, des tissus concernés et de l’importance du traumatisme à l’origine de tous ces maux.

Pourquoi cela n’apparait-il qu’après la séance ?
En général, la séance apporte un gain. La personne se sent soulagée. Quelque chose vient de se libérer à l’intérieur et ça se ressent. En plus du retour de la mobilité, on a l’impression que « ça circule à nouveau« . Le reste de la journée, après le soin, se passe bien plutôt bien. Il arrive même qu’on exagère un peu. Certains qui avaient les épaules bloquées, en profitent maintenant pour nettoyer les rideaux ou tailler les haies, choses qu’ils avaient du mal à réaliser auparavant. Je le leur déconseille fortement et je demande de rester calme pour les deux jours qui suivent cette séance. Mais dès le lendemain, c’est parfois la surprise. Que s’est-il donc passé ?

Pendant le sommeil, le corps est entré dans une phase neurologique parasympathique, c’est-à-dire qu’il s’est mis en mode de récupération. L’organisme est en branle-bas de combat. Les cellules s’activent pour corriger tout ce qui peut l’être et cela se fait par de petites inflammations. Si beaucoup de choses sont à réparer, il est évident qu’il y aura des signes de fatigue, voire des courbatures. Quant aux douleurs, elles ne sont que la suite logique de ces inflammations qui compriment et chauffent, et comme tout cela ne se fait pas dans un état aigu, tout se passe à bas bruit : localement, on ne voit rien alors que l’organisme travaille d’arrache-pied en arrière plan.

Rendez à César ce qui est à César !
En réalité, même si ces signes sont expressifs les dix premiers jours en moyenne, les réactions de l’organisme en arrière plan s’étalent véritablement sur un mois et demi. Cependant, elles ne sont plus conscientes, c’est-à-dire que la personne ne ressent plus de désagréments.

Néanmoins, il arrive parfois que les douleurs durent, malgré tout, plus longtemps que ces dix jours et que toute la période de réparation d’un mois et demi soit vécue avec difficulté. Dans ma pratique, j’attribue cela à un élément essentiel dont je n’ai pas tenu compte et qui aurait dû être corrigé lors de la séance. Du coup, l’organisme peine à se rétablir et cela se ressent. C’est pourquoi au-delà de deux semaines, il m’arrive fréquemment de compléter le soin, soit par un remède homéopathique, soit en faisant revenir la personne entre deux patients pour libérer le blocage sous-jacent. Il s’agit le plus souvent de dérangements vertébraux minimes. Si tel n’est pas le cas, l’indication ostéopathique n’est tout bonnement pas appropriée, auquel cas, je redirige la personne vers le professionnel le plus adéquat, tout en restant proche du patient et informé de son évolution.

Certaines personnes, se sentant désemparées, cherchent dans l’urgence un autre thérapeute pour soulager la situation devenue catastrophique à leurs yeux (cela dépend bien évidemment du niveau d’angoisse de chacun). Il faut savoir être rassurant. Mais si la personne se fait traiter par quelqu’un d’autre après notre séance, deux cas de figure sont possibles : soit la situation s’aggrave encore (les capacités de régénération sont à nouveaux sollicitées et on repart pour un tour) et le patient impute tout ce qui lui arrive au premier thérapeute qui l’a traité ; soit cela s’atténue aussitôt ou dès le lendemain et le patient croit avoir déniché son sauveur, celui qui – enfin – a su trouver la cause de sa maladie. Dans ce second cas également, le premier thérapeute est aussi mis dans le même sac et sera considéré comme un incompétent, de dangereux par surcroît.

Cependant, ce que le patient ignore, c’est que bien souvent le premier thérapeute ayant réellement touché la vraie cause de la maladie, ce qui arrive ensuite est tout simplement la phase épileptoïde de cet effet rebond. Le moindre petit soin dans cette phase accélère la réparation de manière spectaculaire et ce qui était attribué au thérapeute « sauveur » n’est autre que la conséquence naturelle du premier traitement.

Pourquoi n’y a-t-il pas d’effet rebond en médecine ?
Là où la médecine allopathique s’occupe de réduire ou de faire disparaître les symptômes, les approches holistiques, elles, tentent de retracer l’histoire de la maladie et d’en corriger les causes sous-jacentes, car elles savent que si l’on n’atteint pas la cause, les conséquences s’éterniseront. Ces dernières confirment d’ailleurs le postulat de l’intelligence du corps. Et ce n’est pas qu’un postulat ! Observez une grossesse ou bien tout simplement une cicatrisation : il nous est impossible de reproduire cela à notre niveau. Nous profitons tout au plus de ces propriétés, nous les manipulons un peu, mais c’est le corps qui orchestre tout.

L’idée est d’éradiquer la cause puis de laisser le corps annuler toute l’adaptation jusqu’aux symptômes, ce qui suppose une période de réparation intense, dont le début est marqué par ce fameux effet rebond. Les patients ont l’impression d’un retour en arrière, comme s’ils revivaient à rebours leurs anciens symptômes. On dit en ostéopathie que pour chaque année d’adaptation, il faut compter un mois de récupération. Je le pense, mais cela ne veut pas dire que le patient ressentira cette activité de fond pendant toute cette période. Il sera libérée avant, tandis que l’organisme continue en sourdine à travailler sur sa lancée.

Si l’on ne s’attarde qu’aux symptômes, en les réduisant, d’autres apparaissent. Il n’y a aucun effet rebond. Le patient cherche un soulagement rapidement, il l’obtient, mais progressivement, plusieurs jours, semaines ou mois, voire parfois quelques années seulement après, surviennent d’autres problèmes. C’est pourquoi, il est intéressant de s’attarder beaucoup plus tôt sur le moindre signe que présente la personne, aussi minime soit-il, parce qu’il trahit déjà qu’il se passe une chose dont l’organisme n’arrive pas à se libérer. Inutile de laisser cela prendre des proportions avec le temps. Et je ne crois pas qu’il s’agisse de prévention, mais d’un regard plus juste sur la maladie.

Le danger dans tout cela est de confondre cet effet rebond avec une aggravation vraie. C’est pourquoi il faut être vigilant et surtout à l’écoute du patient, mais également du corps, qui lui ne ment pas. Il apparaît qu’une vraie relation d’équipe doive s’instaurer entre le patient et le thérapeute. Le patient doit participer à sa santé et se responsabiliser. Il doit sortir du rôle de victime et surtout regarder ses angoisses en face. Quant au thérapeute, il doit apprendre à parler, à expliquer avec des mots simples et traduire (une sorte de feed-back) ce qu’exprime le corps. C’est passionnant, et il serait égoïste de garder tout cela pour soi, alors qu’il s’agit, tout de même, du corps du patient ! Il incombe à chacun d’accepter ses propres limites, et accueillir l’autre tel qu’il est, climat à partir duquel il est possible de construire quelque chose. Patient et thérapeute peuvent alors se parler franchement sans se blesser. Et dans ce domaine, être vrai est la pierre angulaire du soin.

Comment réagir ?
La difficulté est de cerner si l’on est bien dans cette phase de réparation ou non, sachant que certains tissus (l’ovaire par exemple) peuvent réagir jusqu’à 3 mois après la séance. De ce fait, après l’effet rebond, la personne peut ne pas obtenir immédiatement le résultat escompté.

On peut s’aider de diverses substances naturelles :

– De l’Arnica en homéopathie, 5CH 3 granules toutes les heures au début, puis 3 granules 3x/jour ensuite. Cela réduit les oedèmes.
– Huile Essentielle Hélichryse : 1 goutte par jour en voie interne (sur du miel par exemple) et 1 goutte pure ou mélangée avec une huile d’olive, à masser sur la zone à problème. Cette huile essentielle réduit considérablement le temps de récupération.
– Boire de l’eau. C’est bête, mais ça réduit en effet la douleur.

Source de l'article : http://conscience-et-sante.com/effet-rebond/

Notes complémentaires par Maria Rando Gonzalez
-         Durant les 48h après la séance de tuina, marcher 15 min par jour pour faire circuler le Qi et le sang ; par contre éviter de faire du sport violent ou des travaux lourds

-         Ne pas cumuler avec d’autres techniques de soins avant au moins 15 jours.

mardi 3 mars 2015

BRISONS LA GLACE

Source http://stoneathleticmedicine.com/

Un article de Vincent Tumelaire

« Les concepts de médecine sont des associations d’idées qui collent plus ou moins à la réalité, la réalité est une option. » Dixit Frank Butler

Cette phrase convient à tous les domaines et fait écho à mon admiration de l’aptitude culturelle de l’Asie à rendre l’observation du vivant telle quelle, sans extrapolation.

« Les concepts de médecine sont des associations d’idées qui collent plus ou moins à la réalité, la réalité est une option. » Dixit Frank Butler

Cette phrase convient à tous les domaines et fait écho à mon admiration de l’aptitude culturelle de l’Asie à rendre l’observation du vivant telle quelle, sans extrapolation.

L’ article donne un coup de pied à la fourmilière: cette habitude, devenue dogmatique, d’utiliser de la glace et/ou la cryothérapie pour des pathologies aigües et chroniques des tissus mous.

Attention, tout est question de contexte, la médecine occidentale décrit la pathologie de façon inégalable et concentre son intervention sur le symptôme pour soulager la souffrance. Passé un certain stade d’une maladie, cela prend tout son sens.

Ainsi, quelques chirurgiens utilisent le froid pour détruire les tissus anormaux pour des pathologies cardiaques ou des tumeurs de peau bénignes. Le froid est utilisé en réanimation et pour ralentir un métabolisme afin que les cellules se nécrosent moins vite lors d’intervention du coeur.

J’émets plus de retenue mais ne développe pas ici, lorsque le froid est utilisé pour le traitement des maladies dégénératives inflammatoires (psoriasis, la fibromyalgie, l’arthrite…), des troubles circulatoires et pour la récupération du sportif.

Le focus que je fais aujourd’hui sur le traitement des blessures par l’application de la glace permet, j’espère , les recoupements nécessaires pour établir vos conclusions.

Lorsqu’en 1978 le médecin américain Gabe Mirkin invente le protocole RICE (Repos, Glace, Compression et Elévation) pour traiter les traumatismes, il est suivi selon un engouement sans faille jusqu’à nos jours.

La glace ou le « coldpack » est posé sur la zone atteinte pour:

Des suites de chirurgie,des accidents traumatiques aigüs de types entorses ou suite à des chocs/coups direct,et aussi pour des pathologies chroniques de sur-sollicitation de types tendinopathies, périostites …

Que l’on soit travailleur manuel ou sportif. Suivant un accident quelconque ou encore à force de répétition de gestes entraînant ce qu’on appelle un « microtraumatisme ». Je pense à mes amis sportifs lorsqu’ils s’entraînent si dur au point d’ endommager leurs muscles, qu’ils sont tentés par l’effet anésthésiant de la glace.

Ce même docteur Mirkin fait marche arrière aujourd’hui et remet en question ses conclusions passées en affirmant que la glace retarde la récupération!

Petite question en passant: Croyez-vous qu’un processus de guérison du  corps pour résoudre un problème puisse être une erreur?

Pour tout traumatisme, comme une entorse de cheville par exemple, il y a un dépassement brusque de la capacité d’amplitude des tissus selon une force, une direction et une rapidité de mouvement.

La réaction première est un arrêt bref de la circulation sanguine locale. Ensuite le corps envoie un maximum de fluide contenant des protéines et minéraux comme un emplâtre pour soigner la partie abîmée. En additionnant la tension, ces liquides agissent comme un bandage stabilisant.

Encore une fois, pensez-vous que ce phénomène de gonflement ait un sens?

Dans son ouvrage (« Iced! The illusionnary Treatment Option »), Gary Reinl fait référence à 25 études cliniques d’ experts sur le sujet. Toutes ces sources récentes, ont la même conclusion sans exception:

On peut voir une inflammation sans guérison, on ne peut guérir sans inflammation.

GUERIR NECESSITE UNE INFLAMMATION.

Quand les muscles ou autres tissus sont lésés, le système immunitaire envoie des cellules inflammatoires vers le territoire touché.

C’est en fait la première phase de guérison, la deuxième est la réparation et la troisième le remodelage. Ce n’est pas une option éventuelle, on ne peut échapper à ces trois phases. Si on tente d’échapper à la première, on empêche les deux autres! Pourquoi ferions-nous cela?

Et bien l’application de froid brise ce processus!  La glace empêche les cellules de guérisons d’atteindre la zone affectée, simplement par la constriction des vaisseaux sanguins coupant ainsi l’arrivée de la circulation. Cette baisse de la circulation peut entraîner la mort des tissus voire causer des dommages irréversibles aux nerfs.

LA GLACE REDUIT LA FORCE, LA VITESSE, L’ ENDURANCE ET LA COORDINATION

Le froid ralentit la conduction nerveuse et inhibe le métabolisme (catabolisme et anabolisme) nécessaire au fonctionnement humain. La glace est pourtant utilisée pour que l’athlète retourne au jeu…plus vite…

Je rebondis ici avec un principe utilisé en médecine chinoise:                                                    
« BU TONG ZE TONG » qui se comprend par:
Toute entrave de la circulation entraîne une douleur. En d’autre terme, si on restaure la  circulation, les tissus se régénèrent.

La médecine occidentale à tendance à stigmatiser l’inflammation.

La liste qui suit, reprend ce qui empêche l’inflammation et retarde le délai de guérison:

  • L’application de la glace.                                                                                                                  
  • Les médicaments à la cortisone, les anti-douleurs, les Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les immunosuppresseurs.


Et tout ce qui bloque la réponse immunitaire vers la région touchée, en empêchant le signal naturel de répondre au problème.

Pour la solution, décongestionner la zone atteinte est souvent la clé.                                        
Les AINS font-ils cette décongestion? La réponse est non.

Il n’y a qu’une voie pour que ces déchets s’évacuent lorsque la zone est régénérée: le réseau lymphatique ( bonne explication sur wikipedia).

Je signale au passage que le réseau de canaux d’acupuncture à tout à voir avec les liquides du corps et l’objectif majeur est de restaurer la circulation là où elle stagne, entende qui le peut!

Une étude australienne montre que l’ibuprofen arrête la production des fibroblastes ( bonne explication sur wikipedia) . Mais lorsque les tissus sont déchirés, ils ont besoins des fibroblastes!

Notons qu’en plus, les AINS empêchent la consolidation osseuse en cas de fracture.

Les sportifs utilisent aussi ce type de médicament pour la récupération entre les efforts ou à titre préventif, alors que la prise de médicament court-circuite des cascades de réactions physiologiques et fragilise la musculature. Je ne vous parle pas de la réaction négative qui intéresse la sphère digestive.

LA GLACE ENVOIE LES DECHETS DANS LA MAUVAISE DIRECTION

La glace inverse et empêche le drainage lymphatique et repousse les liquides vers les espaces interstitiels, ce qui augmente la perméabilité lymphatique.

Qui dit perméabilité dit que les liquides s’accumulent davantage dans le secteur, augmentant à terme le gonflement.

La glace augmente le gonflement et retarde la destruction des déchets!

Avec la glace, il y a guérison incomplète; le taux de chronicité est plus élevé. La glace empêche le renouvellement de matériaux nouveaux par ralentissement du métabolisme.

Une autre observation significative est que la zone reste froide longtemps après l’application, il y a une hypothermie locale. Cela favorise la survenue de ce qu’on appelle un syndrome BI en médecine chinoise, vulgairement « rhumatisme » pour que vous compreniez.

Juste un commentaire sans développer davantage sur les autres « lettres » du protocole RICE: Le repos complet n’est pas favorable, l’immobilité stricte est néfaste et le mouvement intelligemment réalisé est salvateur.

Combattre un symptôme à l’aide d’une molécule ou d’une technique sans prendre en considération toutes les implications de son introduction dans l’organisme, c’est faire le lit des symptômes qu’on est censé vaincre. Cette quête de soulagement retarde la manifestation d’un malaise qui ressurgit plus tard sous-forme plus violente.

En résumé: La glace ne fonctionne pas car elle s’oppose à la façon dont le corps répond.

Si je démantèle cette « période glacière », c’est avec optimisme car il existe d’autres perspectives; d’autres solutions.

La médecine chinoise en est une. En effet, elle est remarquable pour traiter les traumatismes puisqu’elle s’est développée à une période ou les guerriers blessés ne manquaient pas.

Cette art médical nous enseigne à varier judicieusement les buts du traitement et donc les techniques manuelles et/ou d’acupunctures ainsi que le choix des substances médicinales à appliquer en externe et/ou à consommer par voie orale.

Le tout selon la nature de la blessure et en s’adaptant aux différentes étapes de réparations des tissus.

Je fais l’exercice de définir la médecine chinoise en une phrase:
 Une médecine qui accompagne favorablement dans le temps, les processus de guérison du corps, avec un arsenal thérapeutique perfectionné, conditionné par l’aptitude d’un artiste qui sert un raisonnement sophistiqué issu d’un sens de l’observation extraordinaire et dont la qualité de transmission est épatante.

Oui je suis émerveillé…

Merci de votre attention.

Vincent Thumelaire

Bibliographie:
-The American Journal of Sport Medicine, janvier, juin 2013                                                      
-Federation of American Societies for Experimental Biology, novembre 2012                        
-Iced! The Illusionary Treatment Option- Gary Reinl                                                                     
-Cours de Frank Butler et Tom Bisio: Traitement des Trauma par l’application externe de la pharmacopée chinoise                                                                                                                        
-Sport et Vie n°81                                                                                                                                      -drmirkin.com                                                                                                                                          
-British Journal of Sport Medicine 2012                                                                                             
-Journal of Emergency Medicine 2008                                                                                               
-Journal of strength and conditioning 2013